"La première chose qu’il faut faire, c’est prendre soin de votre cerveau. La deuxième est de vous extraire de tout système d’endoctrinement. Il vient alors un moment ou ça devient un réflexe de lire la première page de votre journal en y recensant les mensonges et les distorsions, un réflexe de replacer tout cela dans un cadre rationnel. Pour y arriver, vous devez encore reconnaitre que l’Etat, les corporations, les medias et ainsi de suite, vous considèrent comme un ennemi; vous devez donc apprendre à vous défendre. Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle." Noam Chomsky.

" Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ". Albert Einstein.

dimanche 25 décembre 2011

Portrait de Tarek Dhiab, ministre de la Jeunesse et des Sports.

Tarek Dhiab, ministre de la Jeunesse et des Sports, dans le nouveau Gouvernement, est né le 15 juillet 1954 à Tunis.
Figure de proue du football tunisien, Tarek a fait partie de l’équipe tunisienne qui a disputé la Coupe du monde 1978 en Argentine.
Ancien joueur de l’AS Ariana, il est formé à l’Espérance Sportive de Tunis où il poursuit toute sa carrière.
Il est le seul joueur tunisien à gagner le trophée du ballon d’or africain (1977).
En 1987 il contribue à la qualification de la Tunisie aux Jeux Olympiques de 1988 en marquant deux buts face au Maroc.
Il met un terme à sa carrière de footballeur en 1990 avant d’entamer une carrière comme consultant sportif auprès de la chaîne de télévision qatarie, Al Jazeera sport.
Il est élu en 2000 meilleur footballeur tunisien du siècle.
En mai 2008, il est nommé vice-président de l’Espérance Sportive de Tunis, responsable de la section football avant d’être démis de ses fonctions le 12 juillet après avoir refusé de serrer la main au ministre des Sports lors de la remise de la Coupe de Tunisie de football. Il est brièvement arrêté le 14 juillet.
Il a repris sa carrière de consultant sportif à la chaîne AL Jazira jusqu’à sa récente nomination.
Il est marié et père de trois enfants.
Source: TAP

Portrait de Noureddine Bhiri, ministre de la Justice

Noureddine Bhiri, ministre de la Justice dans le nouveau Gouvernement, est né le 10 juillet 1958 à Jebeniana dans le Gouvernorat de Sfax.
Il est titulaire d’une maîtrise en droit de la Faculté de Droit et des sciences politiques et économiques de Tunis (Spécialité droit privé).
Avocat à la Cour de Cassation, Bhiri a rejoint le mouvement «Ennahdha» en 1977 où il a occupé plusieurs postes de responsabilité, dont la direction du mouvement à l’Université.
Il est membre du bureau politique du mouvement et de son bureau exécutif et au conseil de la Choura depuis 1981 avant d’être responsable de sa section politique.
Emprisonné de février à septembre 1987, Bhiri a adhéré à l’action associative où il était membre du bureau exécutif du centre de Tunis pour l’indépendance de la justice, membre de la coordination nationale pour le soutien de la révolution syrienne.
Il était coordinateur du comité des avocats devant le tribunal militaire en 1992.
Le nouveau ministre de la Justice est également membre fondateur de l’organisation nationale de lutte contre la normalisation avec le l’Etat sioniste et du comité national de soutien de l’Irak.
Il est militant dans plusieurs associations de droits de l’Homme.
Bhiri est marié et père de quatre enfants.
Source: TAP

Portrait de Abdelwahab Mâattar, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Abdelwaheb Mâatar, nouveau ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, est né le 23 mars 1952 à Sfax.
Il a obtenu un diplôme de l’Ecole nationale d’administration de Tunis en 1975, une licence en droit public de la faculté des droits et des sciences politiques et économiques de Tunis en 1977, puis un DEA en sciences politiques à la même faculté en 1983.
Avant d’exercer la profession d’avocat en 1984 et l’enseignement à la faculté des droits et des sciences économiques de Tunis, il a travaillé à la Société tunisienne d’assurances et de réassurances (1977-1978) et occupé le poste de chef de service contentieux à la société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (1979-1980) et de directeur adjoint à l’Agence tunisienne de coopération technique (1980-1984).
M. Mâatar est membre du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et de la Ligue tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (LTDH), membre fondateur du Centre de Tunis pour l’indépendance de la justice et vice-président de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques.
Il est également membre fondateur du parti du Congrès pour la République depuis 2001 et actuellement membre du bureau politique du CPR.
Il est marié et père de trois enfants.
Source: TAP

Portrait de Abdelkrim Zbidi, ministre de la Défense nationale

Abdelkrim Zbidi qui vient d’être reconduit au poste de ministre de la Défense nationale est né le 25 juin 1950 à Réjiche, gouvernorat de Mahdia.
M. Zbidi est titulaire d’un doctorat de médecine de l’université Claude Bernard à Lyon (France), d’une maîtrise de physiologie humaine et exploitations fonctionnelles, d’une maîtrise de pharmacologie humaine, d’un diplôme d’études approfondies en physiologie humaine et d’un diplôme d’études et de recherches en biologie humaine de la même université.
Il a été coordinateur de la formation des techniciens supérieurs de santé à la faculté de médecine de Sousse (1981-1988). Il a aussi occupé plusieurs fonctions à la faculté de médecine de Sousse: chef du département des sciences fondamentales (1982-1989) et professeur hospitalo-universitaire depuis 1987. Il a été aussi chef de service des explorations fonctionnelles à l’hôpital Farhat Hached de Sousse (1990-1999).
M. Zbidi a aussi occupé le poste de secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la recherche scientifique et de la technologie (1999-2000), ministre de la Santé publique (2001), ministre de la Recherche scientifique et de la Technologie (2002) et ministre de la Défense nationale depuis janvier 2011.
M. Zbidi est chargé de missions d’expertise auprès de l’agence internationale de l’énergie atomique depuis 1992 dans le domaine « applications médicales du nucléaire ».
Il a aussi occupé les fonctions de président du collègue de physiologie et explorations fonctionnelles, relevant du ministère de la Santé publique (1994-1997), président de l’université du centre (Sousse, Monastir, Kairouan et Mahdia) de 1995-1999 et doyen de la faculté de médecine de Sousse (2005-2008).
M. Zbidi est auteur et co-auteur de quelque 140 publications et 300 communications scientifiques et 40 directions de thèses de médecine.
Source: TAP

vendredi 29 juillet 2011

Elections des présidents d'université

Voici les résultats partiels des élections tenues les 27 et 28 juillet 2011.

Université Ezzitouna :                Pr Abdeljélil Salem
Université de Tunis :                 Pr H'maied Ben Aziza
Université de Carthage :           Pr. Lassaad El Asmi
Université de Tunis El Manar :  Pr. Abdelhafidh Gharbi
Université de La Manouba :     Pr. Chokri Mabkhout
Université de Jendouba :          Pr. Mohamed Abaza
Université de Sousse :              Pr. Fayçal Mansouri
Université de Monastir :           Pr. Abdelwaheb Dogui
Université de Kairouan :          Pr. Ahmed Omran
Université de Sfax :                 Pr. Ezzeddine Bouacida
Université de Gabès :              Pr. Mohamed Mares
Université de Gafsa :               Pr. El Imem Aloui

mardi 26 juillet 2011

Elections du président de l'Université de Carthage

"Les élections du président de l'Université de Carthage se sont déroulées aujourd'hui, le 26/07/2011,

40 votants, 37 présents
03 candidats se sont présentés:

Lassaad El ASMI (24 voix)
Mohamed Ali JENDOUBI (8 voix)
Sihem JAZIRI (5 voix)"

lundi 25 juillet 2011

ELECTIONS des conseils des Universités :

I) Conseil de l'université de Carthage:
Corps A: Sihem Jaziri, Mohamed Ali Jendoubi, Olfa Ben Aouda Sioud, Riadh Abdelfattah, Chedly Souga.

Corps B: Amine Boubaker, Fakhreddine Oueslati, Amor Bahi, Rhouma El Mlih, Nôomane Slaimi.
II)  Résultats de l'université tunis el manar:
Les membres élus au conseil de l'Université sont :
Corps A :  Abdelhafidh Gharbi (FST), Fethi Selaouti (F.S.E.G.Tunis), Henda El Fekih (ENIT), Ridha Ben Cheikh (ENIT), Mohamed El Kouni Chahed (F. Médecine de Tunis).
 
Corps B: Hedi Trabelsi (ISTM Tunis), Sonia Djaziri Larbi (ENIT), Youssef Othmani (IPEI El Manar), Taoufik Jridi (ISBATunis), Ali Nenni (Fac. de Droit de Tunis).
Il y a eu 31 votants(/41) en corps A et 42 votants(/49) en corps B.
 

vendredi 22 juillet 2011

Elections des présidents d'université

Les élections des présidents d'université prévues le jeudi 21 juillet ont été retardées au 1er août. La raison avancé est que plusieurs institutions n'ont pas réussi à élire leur directeur. On ne sait toujours pas à qui va revenir la reponsabilité de nommer les directeurs de ces institutions, puisqu'il parait éronnant que le président sortant puisse nommer des directeurs, qui auront à voter une semaine après, pour élire leur président. Aucune info, n'est disponible à ce propos ...

vendredi 3 juin 2011

Elections à l'Université Tunisienne.

Calendrier des élections :
20-25 juin :             élections des départements
27 juin - 02 juillet : élections des conseils scientifiques
04 - 09 juillet :        élections des directeurs et des doyens
11 - 16 juillet :        élections des conseils des universités.

mardi 3 mai 2011

Les rendez-vous manqués de l’économie de la Tunisie 7-Novembriste Par Mohamed Mabrouk, économiste universitaire (Mai 2011).

Email : m_b_r_mabrouk@yahoo.fr


A la mémoire de ceux qui sont tombés pour que cesse le règne du mensonge public.
A la mémoire de Si Mokhtar Latiri, qui a été pour nous autres ingénieurs, un exemple précieux de compétence et de générosité.

Résumé
Afin de contribuer à la réflexion sur la nécessaire réforme de l’économie tunisienne, la présente étude décrit les importants changements qu’a connus l’économie de la Tunisie au cours de l’ère 7-Novembriste. Deux changements profonds ont affecté l’économie tunisienne au cours de cette période : le changement de système économique d’une part et le changement de structure démographique de l’autre. Le changement de système économique consiste en l’adoption du libéralisme et du libre-échangisme. Bien que ce changement a amélioré dans un premier temps l’équilibre économique extérieur et le niveau de vie, la comparaison avec d’autres pays et aussi la dérive du déficit extérieur montre que le pays n’a pas su exploiter l’opportunité offerte par le libre-échangisme. Une opportunité plus décisive a aussi été gâchée : celle offerte par la diminution relative de la population économiquement improductive, c’est-à-dire les enfants et les vieux. Cette opportunité est désignée dans la littérature économique par « le dividende démographique ». Correctement exploité, ce dernier aurait dû permettre au pays de redresser son épargne, d’apurer sa situation extérieure et de capitaliser pour préparer le futur qui devrait voire la part de la population improductive augmenter de nouveau en raison du vieillissement. Deux causes, liées entre elle, ont causé cette incapacité. Il s’agit de la surconsommation de produits de luxe importés et du recul du rôle économique de l’Etat.
Transversalement, les questions suivantes sont abordées : les conséquences de l’accord de libre-échange avec l’Union Européenne, la convertibilité du Dinar, la responsabilité de L’Etat au sujet du déficit courant, le degré de réussite du code d’incitation aux investissements, la possibilité de l’équilibre budgétaire de l’Etat dans le contexte d’une poursuite de la politique libérale 7-Novembriste…
Quelques mesures sont suggérées, parmi lesquelles :
  • Limiter les importations de marchandises futiles pour avoir une balance excédentaire et pour payer la dette.
  • Assujettir la convertibilité courante du Dinar à la condition d’avoir une balance courante positive.
  • Réformer la fiscalité des ménages dans le sens d’une réduction des écarts entre classes sociales et la fiscalité du commerce extérieur, en particulier des importations, dans le sens d’une augmentation des impôts, ce qui fournira des ressources supplémentaires à l’Etat pour jouer un rôle plus grand dans la reconstruction de l’économie. Un objectif de 30-35% du PIB pour le revenu de l’Etat (net de subventions et prestations sociales), au lieu de 20% actuellement, pourrait être envisagé.
  • Améliorer la gestion du revenu de l’Etat par un contrôle rigoureux, transparent et démocratique des marchés publics.
  • Relancer la participation de l’investissement public dans le système productif en fixant des priorités telles que les infrastructures sociales des régions défavorisées, l’autosuffisance agricole, le dessalement de l’eau à usage agricole, le basculement vers les énergies renouvelables et la recherche scientifique appliquée, notamment dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, du dessalement et de l’énergie.

Sommaire

  1. Introduction                                                                                 
  2. Le changement de cap de l’économie Tunisienne à l’occasion du
changement du 7 Novembre                                                                
  1. Stratégie des avantages comparatifs ou substitution des importations ? 
                                                                                                         
  2. Le poids du financement extérieur 
  3. Le premier rendez-vous manqué : la dilapidation des gains de l’échange 
  4. Le recul de la place de l’Etat dans l’économie aggrave le déficit d’épargne 
  5. Le deuxième rendez-vous manqué : la dilapidation du dividende
démographique
  1. Les investisseurs privés peuvent-ils nous sortir de la crise?
    1. Précautions aux sujets des fondements moraux de certaines
théories économiques.
    1. Le paradoxe du capitalisme « trop de richesse détruit la richesse » 
       
      - En guise de conclusion
      - Annexe
      - Références